Environ 50 % des femmes ayant des antécédents de diabète gestationnel développeront un diabète de type 2 dans les dix ans suivant l'accouchement. Les femmes qui présentent déjà avec un prédiabète dans les six mois suivant l'accouchement ont un risque particulièrement élevé, car environ 50 % développeront le diabète de type 2 dans les cinq ans suivant l'accouchement. Il est conseillé à toutes les femmes ayant des antécédents récents de diabète gestationnel de conserver un mode de vie sain après la grossesse. Il est recommandé de faire suffisamment d'exercices, de manger sainement et, en cas de surpoids, de perdre au moins 5 % de son poids. Cependant, il est souvent difficile de maintenir ce mode de vie sain à long terme, surtout pour les jeunes mères qui disposent de peu de temps.

L'objectif de l'étude SERENA est de déterminer si le médicament semaglutide (nom commercial Ozempic®) peut réduire le risque de développer un diabète chez les femmes ayant un taux de sucre élevé (prédiabète) après une grossesse récente avec le diabète gestationnel. Semaglutide est un médicament déjà couramment utilisé dans la routine normale pour traiter le diabète de type 2. Il a été démontré chez des personnes atteintes de diabète de type 2 que le traitement par sémaglutide permet de réduire le taux de sucre, est souvent associé à une perte de poids et à une diminution du risque de maladie cardiovasculaire.

Avec cette étude, nous voulons investiger si le traitement par semaglutide peut également avoir ces effets bénéfiques chez les femmes qui ont un prédiabète après une grossesse récente avec diabète gestationnel.

Qui peut participer ?

Des femmes qui:

  • ont 18 ans ou plus
  • ont récemment souffert de diabète gestationnel et ont un prédiabete dont 1 an après l’accouchement
  • n’ont pas le désire d’être enceinte dans l'année qui suit le début de la participation à l'étude
  • n'allaitent pas pendant plus de 22 mois

Pour identifier à temps des taux de sucre élevés, une analyse complète de glycémie à jeun (HGPO) est effectuée chez les femmes avec des antécédents récentes de diabète gestationnel dans le cadre de la routine normale, entre 6 semaines - 12 mois après l'accouchement. Si ce test détecte un taux de sucre élevé (prédiabète), elles seront invités à participer à cette étude. Un système informatique décidera au hazard si vous allez faire partie au groupe traité par le semaglutide ou par le produit inactif (placebo). Ni les investigateurs, ni le médecin traitant, ni la participante elle-même, ne sauront si la participante reçoit semaglutide ou un placebo. Le semaglutide et le placebo seront tous deux administrés par injection sous-cutanée une fois par semaine (dans l'abdomen, la cuisse -ou le bras). La participante apprendra à s'administrer elle-même l'injection.

Quel que soit le groupe dans lequel le participant se retrouvera :

  • Elle reçoivent une prise de sang à jeun tous les 6 mois et une analyse annuelle de la glycémie à jeun (HGPO) avec prise de sang, l’éducation sur le mode de vie, un examen physique (taille, poids, périmètre abdominal, tension artérielle et composition corporelle) et ont demandera de remplir plusieurs questionnaires (notamment sur la nutrition, l'activité physique, la dépression, l'anxiété et la motivation).
  • Le traitement dure au maximum 3 ans.
  • Trois mois après l'arrêt du traitement ,vous recevrez pour la dernière fois, un épreuve de glycémie à jeun (HGPO)

La possibilité de poursuivre le traitement par semaglutide après la fin de l'étude sera déterminée par l'éligibilité au remboursement du médicament par l'assurance maladie belge.